Le sistre romain

Percussions romaines

Les Romains comme de nombreux peuples de l'Antiquité utilisaient un instrumentarium déjà très riche.

En ce qui concerne les percussions, certaines découvertes archéologiques importantes d'instruments en bronze très bien conservés ainsi que de nombreuses représentations de musiciens en action permettent aujourd'hui de mieux comprendre leur utilisations.

Parmi ces percussions, si les tambours sur cadre à peaux animales (tympanum) en matériaux périssables n'ont pu être mis au jour durant les fouilles, inversement, les sistres (sistrum), cloches (tintinnabulum), cymbales en bronze (cymbalum) ont suscité l'émotion de bien des archéomusicologues lors de leur découvertes. Plusieurs facteurs d'instruments et artisans bronziers se sont essayé à reproduire ces instruments antiques afin qu'ils puisse être utilisés par des musiciens /démonstrateurs soucieux de présenter au grand public ces reconstitution aux sonorités d'un autre âge et pourtant parfois si familières...

Le sistre

Cet instrument cliquetant existe dans de nombreuses civilisations, les scythes, les celtes l'utilisaient, mais c'est en Egypte ancienne qu'il est le plus représenté. Dédié au culte d'Isis, de Bastet et Hathor on représente souvent ces déesses tenant le sistre dans la main. Le plus souvent utilisé au temple, par les femmes, dans le cadre de rituels comprenant des chants et des danses en l'honneur de la déesse Hathor, on le retrouve également associé à d'autres symboles sacrés : le chat de la déesse Bastet, les uræus, la figure du dieu Bès ou un naos.

L'isisme se répand en Italie dans les ports, ou dans les villes cosmopolites : Pouzzoles, Ostie, Rome... par les contacts avec le monde grec, puis par les relations directes avec l'Égypte à l'époque impériale. Le Latium et la Campanie sont - avec la Vénétie - les régions qui connaissent le plus grand développement des pratiques religieuses isiaques.

Tout naturellement introduit par le culte égyptien, les objets rituels tels que le sistre se sont répandu dans la péninsule italique, qui en les assimilant va produire des sistres locaux typiques au monde romain tel celui de Pompeï.

Le modèle présenté ici s'inspire des sistres romains du premier et deuxième siècle.

Reconstitution: Pascal Minne, Arnaud Jacquemot